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| DE L’INTÉGRATION DE L’ÉCOLINGUISTIQUE DANS L’ANALYSE DE LA GOUVERNANCE ENVIRONNEMENTALE (575.64 Ko) | 575.64 Ko |
La gouvernance environnementale concerne les processus, mécanismes et institutions mis en place pour gérer et protéger l’environnement aux niveaux local, national et international. C’est un concept qui englobe toutes les mesures pour la gestion durable des ressources naturelles, de la biodiversité, de l’environnement, bref des changements environnementaux globaux
La gouvernance sociale, quant à elle, s’appuie sur des prises de décisions inclusives impliquant les différents acteurs de la société. Elle a pour finalité la justice sociale qui est un gage de réussite pour toute stratégie de gouvernance écologique. Or, cette dernière ne peut se départir des consensus sociaux dans la mise en œuvre des politiques et la promotion de la durabilité environnementale. Les liens complexes entre le social et l’écologie dans l’analyse de la gouvernance environnementale justifient la nécessité d’étudier et d’inclure les interrelations entre le langage et l’environnement dans l’analyse de la vulnérabilité sociale ou écologique.
L’identification et la mise en évidence de ces liens permettent une compréhension plus respectueuse des relations qu’entretiennent les populations avec leur environnement. Une telle perspective peut également permettre l’adoption de pratiques linguistiques durables et en faveur des équilibres écosystémiques.
Cette contribution analyse les défis de la prise en charge holistique de la gouvernance environnementale. Elle propose une grille de lecture pour l’analyse de la vulnérabilité qui associe des déterminants socio-économiques, démographiques, écologiques et écolinguistiques. L’éco- linguistique est en mesure de montrer comment les langues sont également profondément enracinées dans les cultures et les environnements spécifiques où elles évoluent.