Téléchargement fichier(s)
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| L’acceptabilité des vaccins contre la COVID-19 au sein des communautés au Sénégal (1.16 Mo) | 1.16 Mo |
Cette étude vise à évaluer les déterminants de l’acceptabilité des vaccins contre la COVID-19 au Sénégal. Elle cherche ainsi à identifier les perceptions de la population et des agents de santé liées à la COVID-19 et aux vaccins anti COVID- 19 ; à déterminer les facteurs favorisant ou freinant la vaccination ainsi que les points de vue opposés aux vaccins et le profil de leurs porteurs.
Les données, collectées auprès de l’échantillon représentatif au plan national de 4307 personnes, montrent que l’appréhension des effets secondaires accentue l’hésitation des populations face aux vaccins. Cette situation reste plus marquée chez les personnes ayant subi la maladie, vécu avec une victime de la COVID-19 ou vivant avec une personne ayant manifesté des effets secondaires à la suite d’un vaccin contre la COVID-19. L’hésitation vaccinale se traduit également par le sentiment de peur que suscitent les vaccins auprès des communautés.
En outre, les doutes sur la sécurité du vaccin constituent la raison principale du refus de se faire vacciner. Par ailleurs, les rumeurs sur la prétendue dangerosité des vaccins entravent l’acceptabilité. Il est noté une prégnance des rumeurs inhérentes aux fausses informations, les polémiques et les préjugés défavorables entretenus via les réseaux sociaux et les plateformes digitales. L’hésitation, voire le refus vaccinal, est soutenue par des insuffisances au niveau du contenu des messages, une faible atteinte des populations à travers les stratégies utilisées et surtout par les divergences dans les interventions des professionnels sur les vaccins. Inversement, l’utilité des vaccins est principalement perçue à travers deux angles : (1) un retour rapide à la vie sociale normale et (2) le faible risque de développer des complications graves suite à la contamination.
Dès lors, il convient de développer une prise d’assaut des médias sociaux et des plateformes digitales par l’expression d’une pédagogie des scientifiques pour remettre en cause les préjugés transmis et les informations fabriquées pour nuire. Il est nécessaire de favoriser un rapprochement des services de vaccination des lieux populaires et d’accentuer la mobilisation des relais communautaires et bajenu gox (médiatrices de quartier) pour une vaccination massive.