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| Promouvoir la gestion durable des terres dans les zones sujettes à la migration en Afrique de l’ouest (1.37 Mo) | 1.37 Mo |
Cette recherche se fixe comme objectif principal d’analyser les relations entre la migration et la désertification, la dégradation des terres et sécheresse au Sénégal (DDTS) et de montrer les tendances, les risques, les opportunités et les conséquences de ce phénomène. L’analyse repose sur l’idée que les phénomènes environnementaux peuvent intervenir comme déclencheurs et facteurs d’accentuation de certaines migrations. Dans le cas des catastrophes naturelles (ravalement de villages ou de cités par la mer, engloutissement de zones d’habitat, de culture ou de pâturage, inondations ou de sinistres fortes, etc.) des migrations massives et brusques s’en suivent entraînant le déplacement de villages entiers ou de cités nombreuses. En outre, certains phénomènes naturels (dégradation des terres causée par des érosions hydriques ou éoliennes, salinisation ou acidification des sols) sont à l’origine de processus plus ou moins lents d’exposition aux risques de départ qui souvent s’ajoutent à d’autres facteurs de répulsion (pauvreté, perte de récolte, perte de bétail, amenuisement des ressources foncières, etc.).
L’analyse vise à mettre en relief la place importante des dégradations environnementales dans les facteurs de migration. Au Sénégal, les migrations internes sont de loin plus importantes que les migrations internationales. Selon le dernier recensement 2013, les migrants internes sont estimés à environ 1 881 603 individus alors que les Sénégalais partis à l’étranger au cours des 5 dernières années sont estimés à environ 156 676 individus soit respectivement 14,6% et 1,2% de la population. Les dynamiques migratoires se caractérisent également par des taux d’urbanisation qui ne cessent de s’accroître : entre 1976 et 1998 le taux est passé de 34% à 39% puis de 41% en 2002 à 45,2% en 2013. Les régions de Dakar, Thiès et Diourbel accueillent plus de migrants internes avec des taux respectifs de 41,8%, 15,5% et 12,9% (ANSD, 2014 : 219).