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Pr Abdou Salam FALL


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Le texte porte sur les investissements des migrants au Sénégal. Les émigrés jouent un rôle important dans les stratégies de survie et d’investissement de leurs pays d’origine où l’agriculture, principal employeur, est mise à l’épreuve par la désertification, la dégradation de terres et la sécheresse (DDTS) et la baisse des cours mondiaux des spéculations comme l’arachide ou le coton.

Différentes sources de données récentes établissent que les volumes de transferts monétaires au Sénégal sont élevés et montrent une solidarité effective des migrants vis-à-vis de leur communauté d’origine. Néanmoins, les transferts ne s’orientent que faiblement dans le domaine de la gestion durable des terres (GDT). En effet, la GDT ne mobilise qu’un pour cent des volumes de ressources transférées dans les milieux d’origine. Tandis que les investissements productifs représentent seulement 2,2% ou 5,2% selon les sources consultées. Les investissements relatifs à la gestion durable des terres restent marginaux dans l’ensemble des zones agro-écologiques du Sénégal. Lorsque les investissements sont réalisés, ils prennent la forme d’un soutien à l’agriculture familiale pour le maintien des activités rurales agricoles dont la productivité reste faible. Les migrants apportent des soutiens ponctuels aux exploitations agricoles familiales sans pour autant envisager des investissements lourds et significatifs pour une rentabilité décisive de l’agriculture.

Les migrants internationaux transférant des ressources dans leurs pays sont le plus souvent installés dans les pays de l’Union Européenne, suivis des Etats-Unis d’Amérique (USA) et seulement après des pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA). L’Etat sénégalais relève qu’en 2014, la diaspora a investi 840 milliards de Francs CFA.1 Face à cette situation, diverses initiatives sont entreprises par l’Etat sénégalais pour stimuler les investissements des migrants. Le succès de la réorientation nécessaire des investissements en faveur de la GDT passera par une vision qui replace la migration comme partie intégrante de la qualité du capital humain. Pour ce faire, l’empathie à l’endroit des migrants consisterait à ne pas les percevoir selon une approche instrumentale mais bien comme des acteurs dont la mobilité participe de la mobilité sociale. Enfin, pour que la GDT bénéficie davantage des investissements des migrants, des politiques d’incitation doivent être mises en place.

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