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Sargal Sidi Ahmet Alioune Ndao

Sidi Ahmet Alioune Ndao est né en 1933 à Kartiack, dans le cercle de Bignona, en Casamance. Fils d'un médecin vétérinaire soumis aux affectations, il fréquente au cours de son cycle élémentaire plusieurs établissements, à Louga, à Linguère et à Koumpentoum Ses études secondaires, entamées au cours Sainte-Marie, à Dakar Plateau, se poursuivent en France où il arrive en 1955. Ndao obtient son baccalauréat à Gap, une commune de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, en 1958, avant de passer une licence d'anglais à l'université de Grenoble en 1962. Après un stage pédagogique & Swansea, au Pays de Galles (1962-63), il enseigne à Rouen, en France.

En 1965, Sidi Ahmet Alioune Ndao rentre pour servir son pays. Il sera dans les salles de classe pendant une quinzaine d'années, professeur d'anglais successivement à l'école normale William Ponty de Thiès, au lycée Ameth Fall de Saint-Louis et au lycée Malick Sy de Thiès. En 1971, dans le cadre d'une bourse Fulbright, il officie à De Pauw University, & Indiana, aux USA, avant de reprendre son poste.

En 1979, il est sollicité dans la haute administration où il avait eu auparavant une première expérience de quelques mois en 1967-68 en tant que Directeur des Lettres et du Centre d'Étude des Civilisations. Il est nommé conseiller technique à la Primature et, deux ans plus tard, en 1981, à la Présidence de la République où il passe une douzaine d'années. Il exerce ses dernières fonctions officielles au Bureau sénégalais du droit d'auteur (BSDA) dont il est le président du conseil d'administration de 1995 à 2001.

Le nom de plume, Cheik Aliou Ndao, a depuis longtemps pris le dessus sur l'état civil car l'homme s'est dès ses premières années sur le campus universitaire fait une réputation d'auteur bilingue. Il est membre du célèbre groupe de Grenoble (aux côtés d'Assane Sylla, Massamba Sarré, Ousmane Fall, Djibril Assane Mbengue et Abdoulaye Wade) qui, inspiré par les travaux de Cheikh Anta Diop, s'est attelé avec l'étudiant parisien Saliou Kandji à établir un système de transcription présenté dans le syllabaire ljjib Volof paru en 1959. Responsable de la troupe théâtrale de la Fédération des étudiants d'Afrique noire en France (FEANF), Ndao fait jouer L'Exil d'Albouri dans sa première version qui est à six tableaux. Enrichie plus tard (neuf tableaux), la pièce est publiée par les éditions PJ. Oswald en 1967. Son adaptation vaut à la troupe dramatique du Théâtre national Daniel Sorano une médaille d'or au Festival culturel panafricain d'Alger en 1969.

Cheik Alou Ndao, qui avoue qu'on écrit parce qu'on répond à une sorte de démangeaison, a conçu son premier roman en wolof. Buur Tilleen, entre 1962 et 1963 Mais, conscient de l’impossibilité difficile de faire éditer une œuvre dans une langue africaine dans ce contexte, il est obligé de traduire son couvre en français, en attendant de meilleurs lendemains. C'est ainsi que Buur Tilleen, roi de la Médina parait en 1972 chez Présence Africaine. Ndao avait publié auparavant un recueil de poèmes, Kaïrée, à Grenoble en 1964. Le manuscrit lui avait valu un prix attribué par la société des poètes et artistes de France et la revue Ars et Poésie en 1962. Servi par une plume féconde et éclectique, l'écrivain produit une foisonnante œuvre dont font partie le roman Excellence, vos épouses, le recueil de nouvelles Le Marabout de la sécheresse et la pièce de théâtre Du Sang pour un trime ou Gouye Ndiouli un dimanche salués tous par la critique

Ses écrits en wolof, restés longtemps dans les tiroirs, n'arrivent à passer sous les presses que grâce aux initiatives hardies de militants des langues nationales comme la linguiste Arame Fall, chercheur à l'Institut Fondamental d'Afrique Noire (FAN). Ses poèmes rédigés entre les années 1960 et les années 1980 paraissent ainsi sous le titre Lolli - Taataan en 1990 Ce déclic libère Cheik A. Ndao qui a toujours clamé que notre moi profond s'exprime dans nos langues maternelles Les textes se succèdent, allant du conte à l'essai. Dans ce dernier genre il livre une œuvre pionnière : Taaral ak ladab et làmminu wolof.

Esthétique et littérature de langue wolof (OSAD, 2002) Cet ouvrage offre aux créateurs un cadre de référence pour conceptualiser leur travail et aux lecteurs des outils d'analyse des œuvres littéraires. Ndao y fait découvrir les techniques de sculpture de la parole qui ont fait la fortune des figures de la langue wolof, du philosophe Kocc Barma à la romancière Mame Younousse Dieng en passant par le poète Cheikh Moussa Kâ et le chanteur Ndiaga Mbaye

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