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Pr Abdou Salam FALL
Dr Rokhaya CISSE


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Dynamiques de la pauvreté et conséquences sur l’éducation (905.4 Ko) 905.4 Ko

Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948), l’éducation est une fin en soi en ce qu’elle permet « le plein épanouissement de la personnalité humaine ». L’éducation est une condition nécessaire et un facteur primaire de développement durable.

Au Sénégal, elle est un secteur important et stratégique dans le processus de développement économique, politique et social durable. Sa portée n’est plus à démontrer dans la politique de l’État, compte tenu du fait que 40% du budget est consacré à l’éducation et qu’elle constitue un secteur clé du DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté) et des OMD (Objectifs du Millénaire pour le Développement).

L’école est le creuset du savoir-faire et du savoir-être dont on a impérativement besoin pour répondre aux exigences de la globalisation et de la mondialisation. Elle joue un rôle déterminant dans la compétitivité des économies, mais aussi permet aux peuples et aux dirigeants de prendre conscience des responsabilités qui leur sont dévolues.

En ce début du troisième millénaire, le Taux Brut de Scolarisation (TBS) primaire des pays de l’Afrique Subsaharienne n’est que de 81,2%, un taux inférieur à celui de toutes les autres régions du monde. Au Sénégal, en dépit des nombreux efforts déployés depuis la Déclaration de Jomtien en 1990 en Thaïlande, en vue d’une Éducation Pour Tous (EPT) en 2015, le Taux Brut de Scolarisation au niveau élémentaire n’est que de 94.4% en 2010 contre 40% en 1970. Au moment où la faiblesse de la scolarisation dans l’enseignement primaire est imputable à plusieurs facteurs d’ordres économique, social et culturel, le problème de la qualité de l’éducation constitue entre autres, un défi à relever afin de créer les conditions de sécurité et de compétitivité de l’économie.

L’existence de liens étroits entre l’éducation et la pauvreté n’est plus à démontrer. L’illustre économiste américain John Kenneth Galbraith déclare, à ce propos, que : « il n’y a pas dans ce monde de population éduquée qui soit pauvre et il n’y a pas de population illettrée qui ne soit pas pauvre. » (Rwehera, 1999, p. 17). Cette interaction entre éducation et pauvreté est généralement prise en compte dans les stratégies internationales de réduction de la pauvreté. Par exemple, parmi les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD), deux ont trait à l’éducation : l’OMD n°2 (Assurer l’éducation primaire pour tous) et l’OMD n°3 (Éliminer les disparités entre les sexes dans les enseignements primaire et secondaire). Il en résulte qu’une étude portant sur la pauvreté ne saurait faire l’économie des aspects liés à l’éducation.

Au Sénégal, le système éducatif est composé de l’éducation formelle et de l’éducation informelle. Le secteur éducatif formel est structuré autour de la petite enfance (0–6 ans), de l’enseignement élémentaire (7-12 ans), de l’enseignement moyen (13-15 ans), de l’enseignement secondaire général et technique (16-18 ans) et de l’enseignement supérieur (à partir de 18 ans). L’éducation comprend également les secteurs informels et non formels (BREDA, 2009). Dans cette étude, l’éducation renvoie à l’instruction formelle en français ou en arabe. L’école coranique n’est pas prise en compte.

L’éducation est au cœur des préoccupations des autorités politiques Sénégalaises et de la communauté internationale. Cela se manifeste à travers les engagements internationaux sur l’éducation en termes de quantité, de qualité mais aussi de parité entre les garçons et les filles. C’est ainsi que les OMD et les conventions universelles sur les droits de l’enfant constituent des documents de référence, dont l’atteinte de l’éducation universelle dans le moyen terme est un objectif pour tous les pays.

Les engagements internationaux pris par le Sénégal dans ce domaine se retrouvent dans les programmes nationaux, locaux et sectoriels de développement. Ces engagements combinés avec le souci de développement sont traduits en objectifs dans des documents de référence tels que le PDEF (Programme de Développement de l’Education et de la Formation), le DSRP (Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté), les plans régionaux de développement, les plans locaux de développement (PLD) et les programmes d’investissements communaux (PIC). En dépit de tous ces efforts consentis, force est de reconnaître que les objectifs fixés ne sont pas encore atteints. L’éducation au Sénégal n’est pas seulement confrontée à l’insuffisance de l’offre par rapport à la demande potentielle, mais elle est aussi caractérisée par la faiblesse de sa qualité. Cette faiblesse qui se manifeste par de forts taux de redoublement et d’abandon, surtout dans les classes d’examen qui sont par ailleurs des classes de transition d’un cycle à un autre, trouve son explication dans les grèves cycliques des enseignants, les effectifs souvent pléthoriques dans les classes et les grèves des élèves, réduisant ainsi le volume horaire annuel nécessaire pour un enseignement de qualité.

L’étude est composée de trois principales parties. La première partie s’intéresse à l’évolution de la scolarisation de la population enquêtée de 1950 à 2008 tandis que la deuxième partie expose les déterminants de l’accès à l’éducation formelle pour cette population. La dernière partie, quant à elle, aborde les facteurs explicatifs de la scolarisation des descendants des personnes enquêtées qui sont âgés de six à quatorze ans révolus au moment de l’enquête en 2008.

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