Cartographie régionale sexospécifique des partis politiques en Afrique OC

Dans le cadre de son mandant visant à renforcer l’autonomisation et le leadership politique des femmes, le Bureau régional de l’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (WCARO) à Dakar (au Sénégal) a lancé un programme financé par le gouvernement du Canada ciblant quatre pays africains (République Centrafricaine (RCA), Guinée, Libéria et Nigeria) dans lesquels la représentation politique des femmes est en dessous de la moyenne en Afrique subsaharienne. Ce programme vise à apporter un appui technique aux partis politiques, vecteurs de la participation politique non-conventionnelle, de ces pays pour favoriser un meilleur équilibre entre les sexes dans les instances électives. Dans ce contexte et afin de mieux cerner la place des femmes dans les principaux partis politiques des quatre pays cités plus haut, ONU Femme a commandité cette cartographie dont l’objectif principal est d’analyser le rôle et la représentation des femmes dans les partis politiques représentés au parlement.

Les résultats présentés traduisent ainsi le niveau de sensibilité au genre des partis politiques de quatre pays1 (Centrafrique, Guinée, Libéria et Nigéria) à travers la représentation des femmes dans les instances de prise de décision des partis, la transparence des procédures de nomination et d’élections au sein des partis, la place, le rôle et les défis des sections féminines. Elles permettent d’identifier les besoins prioritaires et les domaines dans lesquels un appui technique doit être fourni à ces partis.

En combinant une approche qualitative et une approche quantitative, cette cartographie sexospécifique des partis politiques révèle les inégalités de représentations des femmes au sein des partis politiques des pays étudiés (Centrafrique, Guinée, Libéria et Nigéria). La sous- représentation des femmes dans les instances électives nationales semble fortement liée à leur sous-représentation au sein des organes de décision des différents partis étudiés (Bureau politique, comité central etc.). Cette configuration trouve également une base dans l’insensibilité des textes fondateurs des partis (statuts et règlements intérieurs) à l’égalité de genre et à la promotion du leadership des femmes. D’une manière générale, seuls deux partis, soit 10% des partis étudiés mentionnent la question du genre dans leurs règlements intérieurs et 5% dans leurs statuts…

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