Protection Sociale

Plusieurs recherches sur l’enfance et la protection ont été réalisées au niveau du Laboratoire, parmi lesquelles on peut citer « Pour une intervention d’écoute active. Sur les traces des enfants et des jeunes ouest africains ».
Ce texte se veut une synthèse des rapports d’étude des cinq pays ouest africains du programme de recherche ethnographique « A l’écoute des expériences des enfants et des jeunes, agents de notre monde contemporain » initié en 2005-2006 par Plan International (WARO) en collaboration avec plusieurs institutions nationales de recherche. La paupérisation caractéristique de l’Afrique de l’Ouest4 contribue à perpétuer l’image de l’enfant comme problème de la société des adultes. L’expérience de recherche ethnographique menée en 2005-2006 dans cinq pays de l’Afrique de l’Ouest (Bénin, Guinée Bissau, Guinée Conakry, Niger et Sénégal) met en avant l’écoute active comme façon de repenser l’intervention auprès des enfants et des jeunes. Inspirée par leurs différents univers, elle propose une perspective nouvelle et invite à changer de regard.
Les enfants et les jeunes évoluent en effet dans des environnements qui les socialisent ; tout autant qu’eux-mêmes les façonnent, influençant leur milieu de vie et leurs relations et parvenant à se projeter dans l’avenir.

En 2008, une étude sur la protection sociale des enfants en Afrique de l’Ouest et du Centre (Étude de cas du Sénégal), a été initié au sein du Laboratoire pour le compte de l’UNICEF. Cette étude analyse les mécanismes existants au Sénégal et explore les solutions alternatives qui pourraient aider le pays à systématiser les approches requises pour obtenir une réduction des vulnérabilités, en particulier celles qui touchent les enfants.

Dans le cadre du Sénégal, les enfants sont un groupe cible explicitement mentionné dans le DSRPII et dans la Stratégie Nationale de Protection Sociale 2005-2015. En raison de la nature multidimensionnelle de la pauvreté et de la vulnérabilité chez l’enfant, il est aussi important de s’intéresser aux actions complémentaires, qui peuvent apporter des réponses aux dimensions non économiques de la pauvreté et de la vulnérabilité de ce groupe particulier, notamment celles liées à la protection, l’exploitation et aux abus ou au déni de parole.